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Concept de la Self Defense 2017-05-06T17:34:32+00:00

Le terme défense personnelle, ou le terme anglais self-defense, désigne l’ensemble des techniques de combat pour faire face à une attaque lorsque l’on est désarmé. On parle aussi parfois de combat rapproché (close combat). Le terme « autodéfense » a étymologiquement la même signification, mais renvoie plutôt à une défense armée.

L’enseignement de la défense personnelle est souvent basé sur des arts martiaux comme le WyngTjun, le bando (thaing birman qui signifie self-défense), le jujutsu, le karaté, le viet vo dao , l’hapkido, le kali escrima, le Penchak silat, le jeet kune do ou la savate, avec toutefois une différence de taille : les arts martiaux, portent une attention particulière au respect de l’adversaire, parfois même nommé « partenaire » ; dans la défense personnelle, le but est de faire cesser l’attaque avant d’être maîtrisé, blessé ou même tué, le plus rapidement possible.
S’il y a un respect rigoureux de règles de sécurité pendant l’enseignement et l’entraînement, avec utilisation d’armes factices et port de protections, l’application réelle se fait sans respect aucun de l’attaquant, puisque celui-ci ne respecte pas sa victime. Lorsque l’on parle de défense personnelle, il ne faut surtout pas confondre art martial et sport de combat, car tous deux ont une idée complètement différente.

Il faut toutefois souligner que, vis-à-vis de la loi française, la réponse doit être proportionnée à l’attaque, et que l’on ne peut être considéré en légitime défense que si l’on est attaqué en premier.

La défense personnelle s’attache à utiliser au mieux l’environnement et à utiliser les objets qui nous tombent sous la main :

Défense contre une agression individuelle

Efficacité directe et arts martiaux traditionnels

Les arts martiaux traditionnels ont été développés durant des siècles de guerres, où les combattants étaient réellement confrontés à la mort ; ils sont donc issus d’une longue expérience et ont prouvé leur efficacité.

Or, la préoccupation de la défense personnelle est bien l’efficacité immédiate. À ce titre, les arts martiaux et sports de combats semblent parfois éloignés des situations réelles. Un certain nombre d’experts ont donc décidé de reprendre l’héritage des arts martiaux mais en les retravaillant à partir de situations

  • en utilisant des protections (casques, coquille, gants) afin de porter des coups réels et d’habituer les pratiquants à la violence des attaques ;
  • en utilisant des armes factices (couteaux et bâton en mousse) ressemblant aux armes réelles afin d’apprendre à gérer le stress, la peur.

Toutefois, la pratique d’arts martiaux traditionnels reste souvent la base nécessaire de l’enseignement :

Certaines personnes continuent toutefois à opposer les techniques de défense personnelle dites « modernes » aux arts martiaux dits « traditionnels », arguant que les derniers se sont éloignés de la réalité.

Dans un certain nombre de cas, il s’agit d’un argument commercial, d’une manière de promouvoir sa propre pratique avec des arguments du type « j’ai conservé le meilleur de la tradition pour rechercher l’efficacité maximale » ; par ailleurs, les mouvements traditionnels souvent ont été soigneusement étudiés, et leur modification, même si elle semble mener vers une plus grande efficacité, peut au contraire mettre le pratiquant en danger lors d’une application réelle.

La notion d’efficacité doit aussi s’aborder dans la notion de diffusion vers le public. Les sports de combat et les pratiques applicatives peuvent sembler plus efficaces, mais vont rebuter de nombreuses personnes en raison de la peur de la douleur, du sentiment d’échec, de l’effort physique réclamé.

Une personne pratiquant un art « doux » sera certes moins préparée à la violence d’une attaque réelle qu’une personne pratiquant un art « dur », mais elle sera mieux préparée qu’un non-pratiquant.

Enfin, certains spécialistes dénoncent dans des articles des méthodes irréalistes dans des enseignements modernes et applicatifs, comme par exemple des erreurs dans la position des pieds, pouvant induire une position instable, ou un désarmement d’une personne armée d’un couteau.

 

Sébastien VEROULT en démonstration de self-defense

Sébastien VEROULT en démonstration de self-defense

Règles générales

Tout d’abord, éviter les situations dangereuses (« Le sage ne se trouve jamais sur le lieu du combat »):

  • Pour l’automobiliste en zone urbaine, rester courtois, verrouiller les portières et éviter de descendre du véhicule en cas d’agression extérieure.
  • Quand on téléphone sur son portable, s’adosser à un mur pour ne pas se faire voler son mobile par un individu venu de l’arrière.
  • Pour les dames, marcher sur le trottoir de préférence en sens inverse à la circulation automobile avec le sac fermement maintenu du côté des immeubles (prévention de l’arrachage de sac par les voleurs en deux roues).
  • Évidemment, éviter de s’aventurer la nuit dans des zones mal éclairées et mal fréquentées…

L’allure et la démarche (« langage du corps ») trahissent la peur et le « comportement de victime » qui attirent les prédateurs urbains aussi bien que l’antilope boiteuse attire le fauve.

Pour dégager des signaux dissuasifs, quel que soit le sexe et le gabarit, toujours marcher d’un pas assuré en balançant bien les bras, la tête et le regard haut. En croisant des individus « douteux », ne pas rechercher le contact oculaire, mais s’il se produit, ne pas baisser les yeux (indice de peur et de soumission) mais les détourner horizontalement (signal neutre).

Bien que différentes pratiques soient enseignées, elles répondent toutes aux mêmes contraintes, on peut donc tirer quelques règles générales.

 

La première règle est :

Même si vous agissez de la meilleure manière possible, il y a toujours une possibilité d’échec. L’échec étant face à un ou plusieurs agresseurs le risque de vous faire blesser ou tuer. Partant de là, il faut distinguer deux situations, selon que la personne faisant usage de la défense personnelle est ou un professionnel de la sécurité (policier, vigile, militaire, garde du corps portier de discothèque…).Même lorsque nous faisons tout correctement. La vie est différente de ce que nous croyons connaître. En réalité, tout peut arriver et bien que nous ne commettons aucune erreur, quelque chose peut toujours nous surprendre.

Les méthodes de défense personnelle montrent des techniques de désarmement, mais le désarmement n’est pas une fin en soi. Ces techniques sont nécessaires si l’assaillant porte effectivement un coup. Mais le but de la défense personnelle est de préserver son intégrité physique :

La seule attitude raisonnable face à un agresseur armé est d’obéir à l’agresseur. En effet, la plupart du temps, l’agresseur montre son arme pour obtenir quelque chose (argent, objet de valeur), il n’a pas l’intention de se servir de son arme, celle-ci sert à faire peur. Obéir aux injonctions de l’agresseur permet en général de s’en sortir indemne. Une personne résolue à tuer n’a aucune raison de montrer son arme, elle en ferait usage avant que l’on puisse s’en apercevoir donc réagir (tireur embusqué ou sniper, tueur à gages, règlement de compte dans le milieu du crime organisé…).

Le fait de satisfaire l’agresseur va par ailleurs faire baisser la tension nerveuse, il sera d’autant moins enclin à passer à l’acte, alors qu’une résistance pourrait au contraire l’énerver. Les caissiers et guichetiers sont en général formés à la gestion d’attaques à main armées. Les recommandations sont en général d’obéir et montrant que l’on a compris (« Oui, je vous donne la caisse »), en laissant ses mains apparentes, en faisant des gestes calmes et non ambigus.

Cependant, l’agresseur peut montrer son arme et s’en servir tout de même, par exemple dans le cas d’une personne déséquilibrée mentalement, d’une personne ayant planifié l’homicide (assassinat) mais qui va tarder à passer à l’acte, d’une personne voulant faire peur mais qui elle-même paniquerait et passerait à l’acte… Dans ces cas-là, si malgré les précautions l’agresseur attaque effectivement, le désarmement peut en effet être la meilleure manière de se protéger.

La fuite est préférable à l’affrontement. Même en cas d’affrontement non armé, il y a toujours un risque d’être blessé ou de mourir, par exemple en raison d’un choc sur la tête, d’une chute, d’un bris de verre, ou de la présence d’un complice armé.

L’option de la fuite est bien sûr à pondérer : il y a des cas où la fuite est impossible (incapacité physique, configuration des lieux) ou pas souhaitable (par exemple la personne est accompagnée d’un enfant qui ne pourra pas fuir efficacement).

Si la fuite est impossible à cause de la configuration des lieux, pour se dégager, penser à utiliser n’importe quel objet de l’environnement comme bouclier et/ou arme de fortune: chaise, vêtement, etc. On peut aussi tenter de faire diversion (par ex. jeter un sac ou un objet d’une certaine valeur en direction de l’agresseur). Dans tous les cas, à la première occasion, fuir.

Lorsque l’affrontement à lieu, si l’agresseur n’est pas armé d’une arme à feu, les principaux paramètres à gérer sont :

  • la distance de sécurité : si l’on réussit à maintenir une distance minimale (supérieure à l’allonge du bras et de l’arme), cela permet d’avoir le temps de réagir aux coups ; par ailleurs, plus l’adversaire a de distance à parcourir pour toucher, plus il va se mettre en situation de déséquilibre, ce qui pourra être exploité ;
    la gestion de la distance en situation de stress nécessite un entraînement
  • dans cet esprit lancer des coups de pieds (la jambe à plus d’allonge que le bras): si possible dans les parties, sinon viser les chevilles, tibias, genoux ;
  • obtenir de l’aide, par exemple en criant pour prévenir ;
  • la configuration des lieux : ne pas se retrouver coincé sans espoir de fuite ; ceci est en particulier compliqué s’il y a plusieurs agresseurs (risque d’encerclement).

Armes sub-létales.

Des armes ont été développées afin de provoquer une incapacité temporaire tout en limitant les effets néfastes. Ces armes sont dites « sub-létales », ce qui signifie qu’elles ont un potentiel mortel faible, mais on ne peut pas assurer que la personne ne risque pas de mourir, ne serait-ce que lors d’une chute consécutive à l’utilisation de cette arme.

La faible dangerosité fait que ces armes peuvent parfois être possédées sans autorisation spéciale ; cela en fait des « armes de défense » idéales, mais aussi des armes d’attaques, l’agresseur encourant une peine moins importante s’il se fait arrêter.

L’exemple le plus commun est la bombe lacrymogène ou à gaz poivre.

Il faut se méfier :

  • des lieux clos, en particulier si le nuage est peu directif ;
  • du vent et des courants d’airs, appels d’air.

 

La gestion du stress

 Définition

Le stress est un processus d’adaptation de l’organisme, qui se produit à chaque fois qu’une personne doit faire face à une situation ou elle perçoit (ressent ou constate) une discordance entre sa capacité de réponse et l’exigence de la situation.

Le stress est une réaction normale face à une situation anormale.

L’objectif de la formation est d’apprendre aux stagiaires à combattre les effets négatifs du stress.

Avant

Une organisation (pour éviter les mauvaises surprises).

Le prévoir, le reconnaître, le limiter et le combattre.

Pendant

Reprendre pied sur soi, réorganisation, respiration.

Après

Enregistrer, mémoriser ce que l’on vient de subir, en noter les effets négatifs et essayer de s’en souvenir pour y remédier les fois suivantes.

Les effets du stress.

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