Maître Hardjono TURPIJN

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Maître Hardjono TURPIJN 2017-05-06T17:34:32+00:00
Maître Hardjono TURPIJN

Maître Hardjono TURPIJN

Maître Hardjono Turpijn est né le 28 Août 1929 dans le village de Yogyakarta à l’est de Java.

Pah Turpijn, c’est comme ça qu’on l’appelait, découvrit le Penchak Silat à l’âge de 13 ans sous la direction de Kiaji Ireng,  un membre de l’école Pondokan Pesantrem, qui lui fait voir des techniques ancestrales du Penchak Silat.

Par la suite, il fut le disciple du grand Maître Kiaji-Ngabeihi Soerordiwirdjo (Fondateur du Persaudaraan Setia Hati) et de Ki Hardjo Oémoto, par l’intermédiaire de son père qui, lui, était déjà l’un de leurs disciples.

Eyang Suro (Kiaji-Ngabeihi Soerordiwirdjo), lorsque celui-ci décèdera en 1945 à la suite d’une maladie, Pah Turpijn continuera son entraînement aux côtés de son père et avec son grand assistant Kijai Hadji Abdullah. Tous les deux moururent pendant la révolution d’indépendance en 1945.

Ensuite sa vie fut mouvementée, il vécut pendant treize ans dans la jungle indonésienne dans une sorte de monastère, là il devient un disciple de deux grands Maître de Penchak-Silat, Bapak Tjorkro et Bapak Djamaed, avec eux  il va étudier la science de l’Ilmu Batin (Tenga Dalem). C’est un travail sur l’énergie et la force interne, c’est une étude sur la philosophie spirituelle.

Le même que l’on retrouve le Kiaï dans le Karaté, le Chi dans le Kung-Fu Chinois, l’Ilmu constitue la force suprême et inébranlable, invisible et spirituelle, qui insuffle une terrible efficacité aux riches techniques du Penchak-Silat. Pendant ces études, il devait rester discret et Pah Turpijn ne pouvait pas avoir de contacts avec l’extérieur, ni même avec sa propre famille.

Maître Hardjono TURPIJN

Maître Hardjono TURPIJN

A la fin de ses études en 1946,  il quitta le monastère, pour aller rejoindre l’armée Indonésienne, la division KODAM III, appelée plus encore la division SILIWANG III, sous le commandement du général Abdul Haris Nasution. Puis, il a fait  partie du PSRRI (les Partisans Siliwangi Révolutionner de la République Indonésienne). C’était un mouvement rebelle dirigé par des anciens officiers de l’armée en 1956  qui opéraient dans la jungle pendant l’invasion.
Les hommes du commando étaient regroupés par trois ou cinq et fonçaient sur un groupe d’ennemis comme autant de tigres déchaînés. Il fallait tuer vite et bien, à l’aide de torsions des vertèbres cervicales ou d’ergots tranchants et empoisonnés fixés sur des bagues.

Autant dire que pour maître Turpijn, le Penchak n’a jamais été une gymnastique acrobatique, mais bel et bien un art martial pur et dur qui devait être efficace. Ce fut en 1966 que Pah Turpijn s’installa en Hollande, où il oeuvra en tant que pionnier du Penchak Silat en Europe.
Maître Turpijn avait déjà sa propre vision du Penchak Silat. Son style et son travail étaient très durs et influencés par les écoles de Java Ouest. Son parcours et son vécu personnel dans la jungle, ses expériences, ses formations dans diverses écoles de Penchak-Silat, tout cela a permis à Pah Turpijn de développer une approche personnelle du Penchak-Silat.

C’est en Europe qui présente une autre vision de la pratique du Penchak Silat, que sortent du cadre officiel des écoles Setia Hati Teraté. C’est à partir de ce moment là que se créer la cassure entre lui et les représentants officiels du IPSI (Ikatan Pencak Silat Indonésien).   Cette cassure bouleverse les grands maîtres Indonésiens, car la réputation de Pah Turpijn est très importante.

Maître Hardjono TURPIJN et Charles JOUSSOT

Maître Hardjono TURPIJN et Charles JOUSSOT

C’est pour cette raison que les maîtres Indonésien lui laissent la liberté de créer son propre style, et le reconnaissent comme un très grand maître. Maître Turpijn créa donc son propre style qu’il nommera  » Persudaraan Setia HatiTeraté Madiun «.

Maître HardjonoTurpijn est décédé d’une maladie le 31 Juillet 1996 et a été enterré dans la haie de pin, beschraafpaats la dune d’ouest, Ockenburgstraat 27 en Hollande. Il laissa derrière lui de nombreux élèves, dont l’un de ses meilleurs disciples à qui il confia la responsabilité de perpétuer l’enseignement et l’évolution de son art. Ce disciple est le Français Charles Joussot, à qui il avait remis le grade de 5e Dan.

Maître Hardjono Turpijn :

« La chose qui comptait pour lui, c’était l’efficacité. La beauté du geste était oubliée et tout mouvement inutile évacué. En fait, maître Turpijn avait deux manières d’enseigner. D’un côté, l’efficacité à l’êtat pur et de l’autre l’aspect traditionnel du Penchak-Silat, avec les langkah.  Le côté traditionnel, il l’enseignait à tout le monde ; par contre, il choisissait les personnes à qui il enseignait le côté mortel du Penchak-Silat.  Sur le plan humain, c’était quelqu’un qui avait un très grand cœur et qui vivait intensément ce qu’il faisait.   L’enseignement était dur, rigide, car maître Turpijn voulait que son art soit transmis  sans déformation.

> Charles JOUSSOT

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